---
title: "Entraînement de la vitesse chez les jeunes : pourquoi sprinter plus ne rend pas plus rapide"
description: "Entraînement de la vitesse au football des jeunes : plus de sprints ne changent rien. Ce qui fonctionne au soccer, et comment mesurer vos vrais gains."
datePublished: 2026-07-14
tags:
  - athletik
  - sprinttraining
  - schnelligkeit
  - jugendfussball
  - trainingssteuerung
  - wachstumsschub
---

Une équipe travaille la vitesse trois fois par semaine pendant huit semaines. Des démarrages maximaux, bien encadrés, jusqu’à 360 sprints au total. Puis on mesure. Avant, les joueurs couraient à 6,97 mètres par seconde. Après, à 6,92. Ils étaient légèrement plus lents qu’au départ. Et si vous entraînez le football, ou le soccer comme on dit au Québec et au Canada, ce résultat va vous parler.

Le constat vient de Horst Allmann, longtemps intervenant auprès de la fédération allemande des entraîneurs, et ce n’est pas un accident isolé. Il décrit un problème que presque tous les éducateurs de jeunes connaissent, au football comme au soccer, et que presque personne ne nomme : on sprinte, on sprinte encore, et l’équipe ne va pas plus vite. Ce guide vous montre pourquoi, et ce qui fonctionne réellement. Il vous montre aussi à quel moment cela fonctionne, et à quoi vous verrez si votre travail a changé quoi que ce soit.

## Pourquoi 500 sprints par semaine ne servent à rien

<KapitelZusammenfassung label="Chapitre en un coup d’œil">
  Un footballeur sprinte déjà en permanence à l’entraînement normal. Quelques
  démarrages de plus ne sollicitent donc presque plus son corps.
</KapitelZusammenfassung>

Faites le calcul. Avec quatre séances par semaine, un footballeur effectue entre 500 et 600 démarrages sur 5 à 25 mètres. Un sprinteur d’athlétisme, sur la même période, en fait 120 à 150 à intensité maximale. Le footballeur sprinte donc quatre fois plus souvent. Il devrait logiquement être le plus rapide des deux.

Il ne l’est pas. Et cela conduit à un constat inconfortable. Pour qu’un entraînement change quoi que ce soit, le corps a besoin d’un stimulus : une charge assez nouvelle ou assez dure pour l’obliger à s’adapter. Si 500 démarrages par semaine ne posent plus ce stimulus, dix de plus à l’échauffement n’en posent aucun. Le corps connaît tout cela depuis longtemps. Il s’y est adapté et enregistre le rythme actuel comme un schéma. C’est exactement pour cela que des sprints toujours identiques bétonnent le plafond de vitesse au lieu de le déplacer.

Les chiffres vont dans le même sens. Des jeunes qui recevaient une séance de sprint supplémentaire par semaine ont amélioré leur chrono de 1,5 pour cent. Avec deux séances par semaine, le gain tombait à 0,9 pour cent, donc moins. Et le groupe témoin, qui ne recevait aucun travail supplémentaire ? Il a progressé lui aussi de 1,5 pour cent.

<MythosCheck
  title="Trois phrases qu’on entend dans tous les vestiaires"
  subtitle="Ce que les entraîneurs croient sur la vitesse, et ce que disent les chiffres."
  mythLabel="Mythe"
  evidenceLabel="Ce qui compte vraiment"
  myth1="Qui sprinte beaucoup devient plus rapide."
  fact1="Un footballeur fait déjà 500 à 600 démarrages par semaine. Dix de plus à l’échauffement n’y changent rien."
  myth2="La vitesse est innée, on ne peut pas y faire grand-chose."
  fact2="On peut faire beaucoup, mais pas avec des sprints. La force, une technique propre et le bon moment dans la croissance sont les leviers."
  myth3="Si les temps s’améliorent, c’est que l’entraînement fonctionne."
  fact3="Un joueur U14 gagne 2,4 à 3,1 pour cent par an sans le moindre entraînement. Votre part ne commence qu’au-dessus."
/>

## L’étalon : 3 pour cent arrivent tout seuls

<KapitelZusammenfassung label="Chapitre en un coup d’œil">
  Les jeunes deviennent plus rapides même sans entraînement, parce qu’ils
  grandissent. Qui l’oublie fête la croissance comme un succès d’entraînement.
</KapitelZusammenfassung>

C’est ici que se loge l’erreur de raisonnement qui touche la plupart des entraîneurs, et elle est perfide, parce qu’elle fait du bien. Vous mesurez en août, vous mesurez en mai, les temps sont meilleurs. L’entraînement a fonctionné.

Peut-être. Mais peut-être pas. Car un joueur en U14 gagne 2,4 à 3,1 pour cent de vitesse par an sans le moindre travail ciblé, et encore un bon pour cent en U15. La mesure a été faite sur plus de mille joueurs de centres de formation. Les jambes s’allongent, les muscles se renforcent, le système nerveux mûrit. Tout cela se passe pendant que votre équipe joue à la console.

Vous tenez donc un étalon. Si vos U14 progressent de deux pour cent sur une saison, votre entraînement n’a pas fonctionné. Il a même légèrement freiné la croissance naturelle. Votre part ne commence qu’au-delà d’environ trois pour cent.

> **Warning:** Gardez ce chiffre en tête la prochaine fois que vous évaluerez un programme
>   d’entraînement, le vôtre ou celui d’un prestataire. Toute amélioration
>   inférieure à trois pour cent chez des U14 ne prouve rien du tout.

## Ce qui rend vraiment plus rapide

<KapitelZusammenfassung label="Chapitre en un coup d’œil">
  Trois leviers agissent : la force, une technique de course propre et un corps
  stable. Les sprints sont le test, pas l’entraînement.
</KapitelZusammenfassung>

Si sprinter ne rend pas plus rapide, alors quoi ? La réponse n’a rien de spectaculaire, et c’est pour cela qu’elle déplaît.

**La force.** Sur les premiers mètres, le pied reste relativement longtemps au sol. Ce qui décide, c’est donc la force que vous poussez dans le sol pendant ce temps, pas la vitesse à laquelle vous agitez les jambes. L’exemple le plus frappant vient de l’athlétisme : des lanceurs de poids et des haltérophiles, qui ne font pas une seule séance de sprint, battent des sprinteurs de haut niveau sur 30 mètres. Comment construire cette force ? C’est dans la [puissance explosive pour footballeurs](https://areacopa.com/fr/fr/blog/puissance-explosive-football).

**La technique.** La force ne sert à rien si elle se dissipe dans une foulée bâclée. Le pied doit se poser sous le corps, la hanche doit s’étendre, le tronc doit rester droit. C’est le travail de la [technique de course](https://areacopa.com/fr/fr/blog/technique-de-course-football), et c’est la condition de base, pas le supplément d’âme.

**La stabilité.** Un corps qui bascule à chaque appui perd de la force dans toutes les directions sauf vers l’avant. Huit semaines d’[entraînement de l’équilibre](https://areacopa.com/fr/fr/blog/entrainement-equilibre-football) ont amélioré de façon mesurable le chrono sur 20 mètres chez 789 enfants de 10 à 12 ans. Sans un seul sprint supplémentaire.

Les sprints restent malgré tout au programme. Ils ne sont simplement pas le moyen d’entraînement, mais l’examen qui dit si le travail de force et de technique arrive à destination.

Et un quatrième levier ne se trouve pas du tout dans les jambes. Le joueur le plus rapide du terrain est rarement celui qui court le mieux le 30 mètres, mais celui qui sait une demi-seconde plus tôt où aller. Comment [travailler cette prise de décision de façon ciblée](https://areacopa.com/fr/fr/blog/prise-de-decision-football-entrainement) est un sujet à part entière, et le chemin le plus emprunté pour y arriver est le mauvais.

## La maturité prime sur le calendrier

<KapitelZusammenfassung label="Chapitre en un coup d’œil">
  Dans une seule catégorie U14, il peut y avoir quatre ans d’écart de
  développement biologique. La date de naissance dit peu de chose sur ce qu’un
  joueur peut travailler.
</KapitelZusammenfassung>

Imaginez votre groupe U14. Tous nés la même année civile, tous au même entraînement. Et pourtant, deux d’entre eux peuvent être séparés par **quatre ans de développement physique**. L’un est encore en plein corps d’enfant, l’autre a passé le pic de croissance et se rase.

Ce moment charnière porte un nom : le pic de croissance, en langage technique le Peak Height Velocity. Chez les garçons, il se situe en moyenne entre 13,8 et 14,2 ans, mais justement, en moyenne seulement. Et autour de ce point, il se produit quelque chose que tout entraîneur observe et interprète de travers : la coordination s’effondre. Des gestes qui passaient bien avant paraissent soudain empruntés. Le gamin trébuche sur ses propres jambes.

Ce n’est ni de la paresse ni une régression. Les bras et les jambes poussent plus vite que le système nerveux ne recalibre les nouveaux leviers. Le terme consacré est parlant : adolescent awkwardness, la gaucherie de l’adolescent. Cela passe. Ce qui compte dans cette phase, c’est de **maintenir** la technique, pas d’en construire une nouvelle.

> **Tip:** Un repère grossier, sans le moindre appareil de mesure : celui qui a pris deux
>   tailles de pantalon en six mois et qui paraît soudain empoté est en plein
>   milieu de la poussée. Ce joueur-là a besoin de technique et de patience, pas
>   d’une hausse de charge.

## À quel âge quoi fonctionne ?

<KapitelZusammenfassung label="Chapitre en un coup d’œil">
  Le travail de force et les sprints avec résistance ne portent qu’après le pic
  de croissance. Avant, le rendement est proche de zéro, même avec un excellent
  programme.
</KapitelZusammenfassung>

Passons au concret. Le statut de maturité ne décide pas seulement de ce que ressent un joueur, mais de la question de savoir si un stimulus d’entraînement arrive seulement à destination.

| Moyen d’entraînement | avant le pic de croissance | après le pic de croissance |
| --- | --- | --- |
| Travail de bonds (effet sur le sprint 20 m) | à peine mesurable | net |
| Sprints avec résistance (traîneau, élastique) | aucun effet mesurable | environ 5,8 pour cent plus rapide |
| Technique de course et coordination | efficace, le rendement est ici | reste efficace, entretient l’acquis |

Le sprint avec résistance est l’exemple le plus clair. Chez les jeunes qui ont passé le pic de croissance, il rapporte environ 5,8 pour cent sur 30 mètres. Chez ceux qui ne l’ont pas encore passé : rien de mesurable. Même exercice, mêmes consignes, même sérieux, un résultat proche de zéro.

D’où une règle simple qui change votre entraînement dès demain. **Les tardifs reçoivent de la technique.** Ils ont de toute façon de meilleurs bras de levier pour un geste propre, et les stimuli de force se perdent chez eux. **Les précoces reçoivent de la force.** Chez eux, le stimulus prend, et ils ont souvent un déficit technique, parce que leur gabarit a longtemps masqué chaque erreur.

## Quelle fréquence, quelle durée, quelle intensité ?

<KapitelZusammenfassung label="Chapitre en un coup d’œil">
  Deux fois par semaine, des séries courtes avec de longues pauses, et
  volontairement pas à fond. À 100 pour cent, la technique se délite.
</KapitelZusammenfassung>

L’erreur la plus fréquente dans le travail de vitesse n’est pas le manque d’engagement, c’est l’excès. Trois règles font le ménage.

**Un : pas toujours au maximum.** Courez les sprints d’entraînement volontairement à environ 80 pour cent, pas à pleine vitesse. La raison est simple. À fond, la technique se délite, et ce qui se délite s’imprime. Vous répétez alors le mauvais schéma.

**Deux : longues pauses, blocs courts.** Un bloc de sprint utile pour des jeunes tient en trois à quatre séries de quatre à cinq sprints sur 15 à 50 mètres. Comptez deux à trois minutes entre les répétitions, quatre à cinq entre les séries. Cela donne l’impression de beaucoup attendre. C’est pourtant juste, car la vitesse a besoin d’un système nerveux frais.

**Trois : prendre le critère d’arrêt au sérieux.** Dès que les temps s’effondrent, le bloc est terminé. À partir de là, vous travaillez l’endurance, pas la vitesse, et ce n’était pas le plan.

> **Info:** La même chose vaut pour la coordination. Elle a sa place au début de la
>   séance, jamais à la fin. Un joueur fatigué ne pilote plus un geste fin, il en
>   copie seulement la forme grossière. La technique de course en récupération est
>   du temps perdu.

Et une quatrième règle, qui ressemble moins à un dosage et reste pourtant la plus importante : **varier.** Toujours le même sprint, sur la même distance, depuis la même position de départ, ne fait que confirmer ce que le corps sait déjà. Changez la distance, le sol, la position de départ, la résistance et le rythme. Le stimulus est dans l’écart.

## Trois formes de travail pour le démarrage

<KapitelZusammenfassung label="Chapitre en un coup d’œil">
  Trois formes qui entrent dans n’importe quelle séance de jeunes et servent les
  trois leviers : la force, l’obligation d’un geste propre et la variation.
</KapitelZusammenfassung>

Pour que tout cela ne reste pas théorique, voici trois formes que vous pouvez sortir dès mardi.

**Bonds sur caisses avec écart choisi par le joueur.** Cinq caisses basses en ligne, les joueurs sautent à cloche-pied de caisse en caisse. L’astuce : ce sont les joueurs qui règlent eux-mêmes les écarts. Environ un mètre à l’échauffement, jusqu’à cinq dans l’exercice cible, par paliers d’un mètre. Cela travaille la force d’impulsion horizontale, exactement celle dont le démarrage a besoin.

**Course tractée avec charge légère.** Un partenaire tient une corde ou une sangle avec une faible résistance, le joueur court 15 à 20 mètres contre cette traction. Le dosage est capital : la résistance doit rester assez basse pour que le geste ressemble encore à un sprint. Si elle est trop forte, le joueur s’assoit dans une position basse et piétine au rythme de la marche. Enchaînez toujours deux à trois courses libres derrière, pour que le geste retrouve son rythme normal. Retenez bien : c’est un exercice de force, pas un exercice de fréquence.

**Montées de genoux en descente.** Une pente légère suffit. Pour tenir une montée de genoux propre en descente, il faut être assez rapide, sinon on tombe. L’exercice impose le geste au lieu de simplement l’expliquer. En descente uniquement veut dire : pente douce, distance courte, et pas avec des joueurs qui trébuchent déjà en pleine poussée de croissance.

## Mesurer plutôt que deviner : le test des 10 mètres

<KapitelZusammenfassung label="Chapitre en un coup d’œil">
  Sans chronomètre, toute affirmation sur la vitesse n’est qu’une impression. Et
  c’est justement le démarrage qui se mesure le plus mal.
</KapitelZusammenfassung>

Si vous ne retenez qu’une chose de ce texte, retenez celle-ci : mesurez. Sans chiffres, vous ne savez pas si votre travail agit, et l’étalon de croissance de trois pour cent ne peut s’appliquer que si vous avez des valeurs.

Voici le protocole propre : 20 mètres, avec un temps intermédiaire à 10 mètres. Départ en position de fente, sans signal, pour que le temps de réaction ne soit pas mesuré avec. Trois essais, au moins trois minutes de pause entre chacun. On retient la moyenne des deux meilleurs. Pour situer : les joueurs U14 et U15 courent typiquement le 20 mètres entre 3,42 et 3,68 secondes.

Et voici le piège que presque personne ne mentionne. Ce sont justement les dix premiers mètres, ceux qui comptent le plus en match, qui se mesurent le plus mal. La fidélité de la mesure y est moyenne, alors que les dix mètres suivants sont presque parfaitement reproductibles. Pour vous, cela veut dire : mesurez toujours les deux portions, et mesurez le démarrage plus d’une fois avant d’en tirer une conclusion.

> **Tip:** Il existe un test qui fonctionne sans aucun chronomètre. Laissez les joueurs
>   régler eux-mêmes les écarts entre les caisses. Ceux qui ont une accélération
>   faible rapprochent les caisses, ceux qui ont un démarrage puissant les
>   écartent. L’équipe se trie toute seule, et vous voyez en deux minutes qui doit
>   travailler la force.

## Votre feuille de route pour la saison

<KapitelZusammenfassung label="Chapitre en un coup d’œil">
  D’abord mesurer, puis séparer selon la maturité, puis force et technique
  plutôt que volume de sprints. Remesurer en fin de saison et confronter le gain
  aux trois pour cent.
</KapitelZusammenfassung>

Assemblez tout cela en un déroulé simple. En début de saison, vous mesurez une fois proprement, 10 et 20 mètres, et vous notez les valeurs. Ensuite, vous regardez votre groupe et vous le séparez grossièrement : qui est en plein pic de croissance, qui l’a derrière lui, qui l’a encore devant. Puis vous orientez les priorités. Les joueurs avant la poussée reçoivent technique et coordination, ceux d’après reçoivent force et travail avec résistance. Deux fois par semaine un bloc court, à l’état frais, à 80 pour cent, avec de longues pauses et des formes changeantes.

En fin de saison, vous remesurez. Et là, vous sortez la barre des trois pour cent. Si le gain est en dessous, c’était la croissance. S’il est au-dessus, vous avez fait bouger quelque chose. Le calcul est inconfortable, mais il est honnête, et c’est déjà plus que ce que 99 pour cent des clubs savent de leur propre entraînement.

La vraie épreuve de vérité ne vient de toute façon pas du chronomètre, mais du jeu. Un tournoi de préparation vous montre sous pression réelle si le nouveau démarrage passe dans le duel. Comment préparer votre équipe sur tous les plans ? C’est dans la [feuille de route tournoi](https://areacopa.com/fr/fr/blog/preparer-equipe-jeunes-tournoi).

[Planifiez mon tournoi de préparation](https://areacopa.com/fr/tournaments/new?utm_source=agent&utm_medium=markdown&utm_campaign=youth-speed-development)

---
Source: https://areacopa.com/fr/blog/entrainement-vitesse-football-jeunes
